Qu’on se le dise, la nostalgie est définitivement à la mode ! Les Bensimon, stars indétrônables du vestiaire durant les années 2010, font aujourd’hui chavirer le marché de l’occasion. Résultat : leur prix s’envole, et il faut parfois sortir (très) cher le porte-monnaie pour s’offrir une paire vintage. Retour sur un phénomène qui cloue le bec à la logique… et fait sourire les collectionneurs.
L’ascension fulgurante des Bensimon dans les années 2010
Elles étaient partout, ces tennis colorées. Avec ou sans lacets, les Bensimon ont littéralement squatté les pieds des collégiennes, lycéennes et même de leurs mamans, voire grands-mères. Rien d’étonnant : leur design épuré, leur toile souple, leur semelle en caoutchouc et leur palette de couleurs joyeuses les rendaient irrésistibles.
Mais que savons-nous vraiment derrière l’histoire de ce phénomène ? Fondée en 1979 par les frères Yves et Serge Bensimon, la marque puise ses origines dans une page singulière : une commande de 100 000 tennis blanches destinée à l’armée française. La famille Bensimon, déjà active dans le textile, est alors sommée de les teindre. Saisissant sa chance, Serge Bensimon développe une technique révolutionnaire : « colorer la toile sans déborder sur le caoutchouc ». La première tennis colorée est née – et elle va conquérir la France quelques décennies plus tard.
La recette d’un succès intergénérationnel
Ce qui distingue les Bensimon ? Leur authenticité et leur côté intemporel, mais aussi ce charme délicieusement simple qui traverse les époques. Les modeuses de 2010 – et d’aujourd’hui ! – sont séduites par ce savant mélange d’élégance décontractée et d’esprit parisien, rendu accessible à toutes.
- Un design minimaliste, parfait pour aller avec tout (même vos plus vieux jeans, promis !)
- Une souplesse qui s’adapte à chaque pied sans chichis
- Un « must have » aussi bien chez les jeunes branchées que dans la garde-robe des mamans tendances
À l’époque, qui n’a pas rêvé, dans la cour du collège ou du lycée, de cette fameuse paire ? (L’autrice de ces lignes l’avoue sans détour : six paires dans son placard, au moins. Mais inutile de juger…)
Quand la nostalgie fait grimper les enchères
Aujourd’hui, le marché de la mode vintage explose. Les Bensimon – comme le jeans Levi’s 501, les DC Shoes ou les débardeurs Little Marcel – se négocient parfois jusqu’à quatre fois leur prix initial. On ne parle plus là de « simples tennis » mais bien de véritables trésors vintage. L’effet de mode va au-delà de la tendance classique : c’est une véritable chasse aux trésors.
Pourquoi cet engouement ? Le vintage captive : chaque pièce ancienne raconte une histoire, réveille une époque et provoque la nostalgie. Collectionner, c’est aussi renouer avec une esthétique, retrouver les émotions d’antan ou briller par un look unique… et collector !
- Les modèles les plus recherchés atteignent des sommets en seconde main
- Certains styles sont désormais introuvables en boutique – d’où leur valeur décuplée !
Impossible de nier l’effet « Madeleine de Proust » quand on enfile une paire : on se revoit dans les couloirs du lycée, à guetter qui portera la couleur la plus flashy. Et cette dose de nostalgie, apparemment, n’a pas de prix… ou presque !
La Bensimon, trésor de l’occasion et objet de convoitise
Dix ans ont passé (ou presque), et l’intérêt du public ne faiblit pas. Tandis que certaines se séparent de leurs tennis en toile colorée via la seconde main, d’autres sautent sur l’occasion pour mettre la main sur des éditions disparues, que la marque ne produit plus.
Pour celles et ceux prêt(e)s à débourser le quadruple du prix d’origine, il reste la satisfaction d’acquérir une pièce authentique, unique, et forte en souvenirs. La dynamique actuelle fait des Bensimon une perle rare, surfant sur la vague du revival des années 2010 et de la mode circulaire.
En conclusion : la mode, ça va, ça vient… mais les Bensimon, elles, semblent décidées à ne jamais quitter nos cœurs (et nos pieds). Si vous hésitez à ressortir vos tennis du placard, un conseil : gardez-les précieusement ou faites-en profiter un(e) accro de vintage. Qui sait, elles pourraient bien valoir de l’or demain !

Julien, passionné de sneakers depuis toujours et amateur de streetwear sous toutes ses formes. À travers EDS, il partage simplement ses coups de cœur, ses découvertes et son regard sur une culture qui ne cesse d’évoluer. Sans prétention, juste l’envie de transmettre une passion.




